Techno Classica Essen, reportage sur le plus grand salon d’Europe

Pour la deuxième fois cette année, je me suis rendu sur un salon organisé par SIHA. Après le salon de Anvers, c’est sur le plus grand salon d’Europe que je me suis rendu la semaine dernière, le Techno Classica Essen.

Certains diront, à raison, que le plus grand par la taille est le salon Retroclassics de Stuttgart. C’est vrai, mais que ce soit par le nombre des visiteurs ou par l’aura du salon, le Techno Classica Essen est bien devant.

Un exemple dans le hall 6, le hall central. On y entend parler allemand bien sûr, mais aussi anglais, français, italien et bien d’autres dialectes moins reconnaissables. Et puis, quand un salon fait une exposition sur les Mille Miglia, il expose des autos ayant participé aux Mille Miglia. Quand le Techno Classica Essen fait une expo sur l’édition 1955, le salon rassemble de superbes autos ayant effectivement couru cette année là.

Pour le reste du hall, on trouve des vendeurs de très très belles autos, des vendeurs de belles pièces d’automobilia et de librairie ou de maroquinerie. Pour l’anecdote, un bon tiers du hall est occupé par des exposants français qui ne sont pas forcément à Retromobile par exemple. Quand le savoir faire est là, les clients le sont aussi.

Changement d’ambiance avec la partie club. Les expositions sont belles et les mises en scènes bien réalisées. Le français que je suis n’est pas forcément séduit par les autos mais cela ne concerne que moi. Aux côtés de ces clubs, quelques autos mise en vente par des particuliers.

Parmi les halls, deux sont occupés par les pieçards, enfin normalement. Même si les pièces sont bien là, de plus en plus ces halls sont occupés par des vendeurs de magazines, de vêtements, des selliers, à côté des inévitables spécialistes des miniatures et des plaques émaillées.

Pour voir de beaux objets d’automobilia, les stands sont nombreux et un peu disséminés aux quatre coins du salon. Seuls ceux qui peuvent se targuer d’une certaine longévité sur place parviennent à avoir l’emplacement de leurs rêves. Je note un beau regroupement dans le hall 4, avec en plus quelques artistes (que l’on vous a peesque tous déjà présenté dans nos morceaux d’art du samedi) qui s’exposent sur de belles surfaces.
Au fond du hall l’espace réservé par Peugeot et Citroën est minuscule. On entend d’ailleurs « C’est Carlos qui a pris tout le blé » !

Pour voir de beaux espaces dédiés aux constructeurs, ce n’est pas dur. Le groupe VAG a comme d’habitude son hall où les Bugatti côtoient les Skoda, les prototypes Audi jamais montrés rivalisent de beauté avec des Miura et les Combi jaugent des Porsche 924. L’espace est grand et clair, chapeau pour la présentation.

Mercedes fait encore un beau coup : en plus de sa présence dans un hall, un immense espace est pris dans un second. La moitié du hall 2 est une expo dédiée à ses cabrios, de tous âges, et presque de toutes valeurs même si elles sont toutes colossales. Les autos sont sublimes et la mise en scène soignée les met bien en valeur.
Dans le hall 3, les partenaires Mercedes, chargés de vendre les autos les plus belles, occupent un bel espace avec là aussi de belles autos.

BMW a son hall, partagé avec Mini comme d’habitude. Pour ses 100 ans la marque à l’hélice a pris plus de place et les clubs sont de la partie avec de belles expositions. La BMW M1 présente est celle d’un amateur éclairé, pas celle du musée !

Ford, Volvo, Maserati et Ferrari sont plus discrets, leurs stands sont beaux mais beaucoup plus petits que les géants locaux. Opel met l’accent sur un concept et une auto qu’on avait vu il n’y a pas longtemps sur News d’Anciennes, l’Opel GT.

Petit tour par l’extérieur pour prendre l’air. On trouve encore des autos ici (oh une 6e Lamborghini Espada), elles sont en vente et les particuliers sont à côté des pros et même des « réserves » des gros stands déjà vus à l’intérieur.

Dernier tour à l’intérieur pour vous montrer les stands des vendeurs d’autos. Entre les « prestigieux » et les plus petits, ce sont pas moins de 2500 autos à vendre que l’on trouve. Certains stands sont trop remplis, comme à Padoue par exemple, avec des autos parquées les une sur les autres. Si je ne fais pas attention je m’appuie sur une Ferrari F50 en essayant de prendre en photo une Porsche 918…
D’autres stands sont plus aérés, heureusement, et on trouve quand même de superbes autos, Porsche 908 ou 956, des Ferrari 250 par dizaines, et on ne parlera même pas des Porsche, on ne peut tourner la tête sans en voir une…

Voilà, le Techno Classica Essen c’est fini. Encore un salon extraordinaire, une chose qu’il faut voir au moins une fois, et un salon que beaucoup essayeront encore de copier, mais pas sûr que celui qui l’égalera ne soit né.

Pour tout le reste de nos photos, direction notre galerie visible ici.

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