On a testé pour vous : la MG B GT

La MG B, elle est déjà sur News d’Anciennes, avec la vidéo de la version roadster de Gregory. Aujourd’hui on vous propose de partir en balade à bord du coupé de la gamme : la MG B GT.

Petite histoire de la MG B GT

Là on ne va pas innover, vous trouverez tout sur l’histoire et les évolutions de la MG B dans notre article « modèle à la une » visible en cliquant ici.

La MG B sort des ateliers en 1962, la version GT attend elle 1965. Elle marque une belle adaptation, en n’étant pas juste une version coupé, pare brise et train arrière sont tout nouveau par exemple.
En 1973, c’est une nouvelle version qui apparaîtra, le V8 Rover d’origine Buick est greffé sur la voiture dans une version plus puissante épaulant le 1.8 litres. La voiture voit son comportent modifié par ce lourd bloc.

De disgracieux pare chocs noirs en plastique seront greffés à l’avant à partir de 1974 pour répondre aux normes en vigueur du marché américain, important pour la voiture. La MG B sera produite jusqu’en 1980, et sera le roadster à la plus large diffusion avant l’arrivée de la Mazda MX-5.

La conduite d’une MG B GT : attention à la pluie

La MG B GT de Valentin, m’attend sous la pluie. La belle démarre au quart de tour. Déjà, première, c’est une conduite à droite. Prendre ses marques est néanmoins assez rapide. Le volant est à la bonne taille, le levier de vitesse tombe sous la main. L’instrumentation est complète, en MPH, la voiture ayant été importée en France. Les affaires tiennent à l’arrière, sur la banquette. Par contre, c’est bien tout ce qui peut tenir à cet endroit, le dossier de 20 cm de haut ne servira jamais à asseoir qui que ce soit. On met en route le dégivrage, et on attend, le système n’est pas le plus efficace qui soit.

C’est parti pour un roulage sur les routes du pays d’Othe, dans l’Aube, l’endroit offrant les plus routes du département, sinueuses, avec du dénivelé. Par contre, c’est mouillé, et le train arrière vous le rappelle. Ce n’est pas surprenant, on sent la voiture partir et on arrive bien à se rattraper. Le placement n’est pas forcément évident, les routes sont étroites et la conduite à droite de la MG B GT donne des sueurs froide à Valentin, installé sur le siège de gauche.

Le comportement est cependant très bon, la voiture bénéficie d’un étagement qui va plutôt bien aux 98 ch du moteur 1.8 litres. Le poids de la voiture est contenu, ce petit coupé de 1973 ne pèse que 1080 kg. On ne s’est pas amusé sur le départ arrêté, la motricité sur le mouillé n’est pas à son top. Les mesures d’époque la donne à 12.9 seconde de 0 à 100, bien suffisant donc.

Les velléités sportives sont là, et on ne se fait pas surprendre par le frein, progressif et mordant. On rattrape encore un début de glissade, en courbe rapide cette fois, et on verrouille. La voiture n’est pas spécialement bruyante, la discussion à l’intérieur est largement à la portée de toutes les voix. Sur nationale, on profitera de l’overdrive actionné depuis un commodo, à la fois pour abaisser le son, mais aussi la conso !

On rend la voiture en la regardant. Définitivement, le look de la GT est différent du roadster. Le pare brise est plus droit, plus haut. Le toit est globalement bien intégré et la voiture a une ligne très sympathique.

En bref, une voiture à recommander, un bon compromis entre sport et tourisme.

Conduire une MG B GT

Vous pouvez conduire directement celle là, sur le site Roadstr, pour un prix de 120 € par jour. Il y en a trois autres dans la France entière, bref c’est une voiture qui peut être la votre un week-end où que vous soyez.

L’achat d’une MG B GT est à la portée de bien des bourses. Le prix peut être compris entre 10 et 14.000 €. Attention, certains modèle peuvent paraître peu cher, ce sont les modèles US, affublés de leurs horribles pare-chocs plastique.

Merci à Valentin pour cet essai et à la Scierie Tarterets à Estissac.

Note globale :

4 etoiles

Avantages

Inconvénients

– Economique, même à l’usage Espace intérieur un peu limité –
– Sportive mais pas radicale Désembuage très très « ancien » –
– Modèle robuste
Rareté 3-etoiles
Prix 10.000 € à 14.000 €

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6 réflexions au sujet de « On a testé pour vous : la MG B GT »

  1. Ah c’est malin ça m’a donné envie d’aller faire un tour avec la mienne … mais il neige dehors.
    Bel exemplaire et belles photos, je confirme la B GT est incroyablement moderne et polyvalente, la recette du succès !

    • La neige c’est pas si grave… quoi que déjà sous la pluie c’est franchement pas rassurant. Je glissais un tout petit peu sans aller trop vite… au compteur… en miles 😉

  2. Chouette article Benjamin,

    On avait essayé presque la même sur Auto Reverse:
    http://www.auto-reverse.com/category/blog-automobile/voiture_ancienne/essais-automobiles-anciennes/

    Il y’a toutefois quelques imprécisions dans l’article:
    – Le V8 de la MGB GT V8 est en fait plus léger que le 4 cylindres, rendant la conduite un peu plus facile. C’est le 6 cylindres de la MGC GT qui est plus lourd.
    – La MG B GT pèse 1090 kgs et non 880, c’est écrit dans la fiche constructeur.
    – Les Rubber Bumper, pare chocs en plastique, ne sont pas exclusivement américaines. C’est une norme américaine qui a conduit à ce changement, mais les autos se sont vendues partout.

    • J’avais lu votre article aussi ! Et comme je voulais faire mon shooting en ville, j’ai changé d’endroit, bien m’en a pris.
      Pour le poids, merci j’ai modifié, pour le V8, je me réfère à certains retours, tu as fais le test toi même ?
      Et pour les rubber, effectivement la phrase est pas claire, mais je le savais 😉
      Merci pour ces retours !

      • Oui, ce qui peut sembler un peu plus lourd à la conduite, c’est la taille des pneus: souvent, les V8 sont montées d’origine en 175 (165 pour la GT), beaucoup de propriétaires passent même en 185, du coup, sa force sur les bras. Mais en appui, le train avant est un peu plus vif que sur la 4 cylindres.

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