On a testé pour vous : Royal Enfield Continental GT

Pour vous amis motards ou tout simplement amateurs de belles mécaniques, News d’Anciennes s’est mis le temps d’un week-end au guidon d’une moto qui mêle avec brio un style néo-rétro et un moteur rempli de caractère : la Royal Enfield Continental GT.

Pour notre première incursion sur le terrain des deux roues on a choisi une moto mythique, dans un genre, un peu comme la PGO Cévennes, moderne d’inspiration ancienne. Enfilez vos gants et votre casque, on vous emmène en balade sur les routes tourangelles.

Royal Enfield : charme mi-british, mi-indien

L’histoire de la marque Royal Enfield débute à la moitié du XIXème siècle en Angleterre avec la production de bicyclettes réputées pour leur qualité de fabrication. Forte de cette expérience et de sa maîtrise, l’entreprise dévoile en 1901 son tout premier deux roues motorisé.

C’est le début d’une longue histoire qui n’est pas prête de s’achever. En 1931, Royal Enfield commercialise la Bullet, une moto robuste équipée d’un moteur 350cm3 qui est encore aujourd’hui proposée au catalogue de la marque ! Cette machine séduit le marché indien et c’est ainsi que dans les années 1950, une usine voit le jour en Inde pour satisfaire le marché local.

En 1971, le site de production anglais ferme ses portes et toute la production est désormais assurée par la succursale indienne. 37 ans plus tard, en 2008, Royal Enfield revoit sa copie et modernise son moteur en le dotant de l’injection électronique. La marque initie son grand retour dans le monde de la moto en proposant dès 2013 un tout nouveau modèle que nous avons eu l’opportunité d’essayer : la Royal Enfield Continental GT.

 

La Royal Enfield Continental GT : une ligne à couper le souffle

Ce qui frappe en premier, c’est le look. La Continental GT est une jolie machine qui attire les regards des passants mais également des autres motards. Durant ces trois jours d’essai, j’ai reçu de nombreux compliments mais également quelques questions : « C’est un import ? On peut en acheter en France ? Ça coûte combien ? ». Un touriste indien était tellement surpris de voir une Royal Enfield à Tours qu’il m’a sollicité pour faire une photo à son guidon !

Le design néo-rétro fait référence aux motos café-racer des années 60 ne laisse personne indifférent. En revanche, certains détails de finition font ombre au tableau. D’une part, les soudures du pot d’échappement laissaient déjà apparaître quelques légers points de corrosion alors que la moto n’avait que 400kms au compteur. D’autre part, le dessin de la machine est altéré par de petits détails tels que les rétroviseurs et les commodos en plastique noir qui dénotent dans cette ambiance chromée.

On salue en revanche le design magnifique du bouchon de réservoir qui respire la qualité ainsi que les stickers « Royal Enfield » et « Continental GT » qui subliment le long réservoir en métal. Autre satisfaction : les compteurs. En plus d’être parfaitement lisibles en toutes circonstances, leurs aiguilles rouges sont du plus bel effet de jour comme de nuit.

Autre exemple de rencontre, cette fois-ci sur le périphérique parisien : un motard chevauchant une ancienne BMW customisée me double puis se met à ma hauteur pour discuter. Je ne vous cache pas que la communication a été compliquée au milieu du trafic, mais j’ai saisi qu’il était enchanté par le look de la moto quand il a dégainé son pouce en l’air. Décidément, c’est une vraie machine à sourires !

Au guidon de la Royal Enfield Continental GT

Un coup de kick (ou de démarreur électrique, au choix) et le monocylindre de 535cm3 s’ébroue, laissant s’échapper du long pot d’échappement un son mélodieux et envoûtant. Première enclenchée, la moto se met en mouvement toujours accompagnée de cette sonorité sympathique.

Légère et rassurante, la Continental GT est facile à prendre en main avec son embrayage progressif et le couple important de son moteur disponible à bas régime. Très maniable, on se faufile avec aisance dans le trafic. De plus, elle est dotée d’un freinage – sans ABS – efficace et rassurant. L’attaque à la pédale est franche et facile à doser pour l’arrière, tandis que la commande de frein avant demande elle à être saisie avec plus de fermeté pour assurer un arrêt serein.

On se sent rapidement à l’aise sur cette Royal Enfield et on peut alors profiter pleinement des qualités de son moteur et de son cadre tubulaire à la rigidité renforcée. Disons-le toute de suite, la Continental GT n’est pas faite pour attaquer, mais elle permet de se faire plaisir sur les petites routes sinueuses notamment grâce à ses pneumatiques Pirelli Sport Demon dont l’adhérence est remarquable, sur le sec comme sur le mouillé.

Le buste légèrement penché vers l’avant, les genoux collés au réservoir allongé, les mains sur le guidon bracelet, on enchaîne les virages des petites routes tourangelles le sourire aux lèvres. La position de conduite est naturelle et agréable. De plus, la selle confortable permet d’envisager de longues balades sans fatiguer.

Conclusion

La Royal Enfield Continental GT est une moto attachante équipée d’un moteur plein de caractère. La consommation moyenne durant ces trois jours s’est établie à 3,8L/100 kms. Un chiffre tout à fait raisonnable qui confirme l’idée selon laquelle cette moto peut être utilisée au quotidien.

Comme de nombreuses motos rétro, on lui reprochera son manque d’aspects pratiques (aucun coffre pour ranger un antivol par exemple), mais ce petit défaut se fait vite oublier dès lors qu’on actionne le démarreur.

Royal Enfield Continental GT--44

Un grand merci à Guillaume du concept store Royal Enfield de Levallois-Perret pour sa disponibilité et le prêt de la moto.

 

Note globale :

5 etoiles

Avantages

Inconvénients

– Look / Design Finition et détails esthétiques –
– Sonorité  Boite de vitesse douce, mais peu précise –
– Moteur Coupleux  Aspects pratiques (aucun coffre, pas de warnings) –
– Maniabilité / Facilité de prise en main
– Consommation
Rareté /
Prix A partir de 6.195€

 

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3 réflexions au sujet de « On a testé pour vous : Royal Enfield Continental GT »

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