On a testé pour vous : le Musée Henri Malartre

Après le musée de l’Automobile de Mulhouse et le musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux, on va vous faire découvrir cette fois un salon un peu moins connu, le Musée Henri Malartre.

Ce musée est situé à la Rochetaillée, juste à côté de Lyon. Il est souvent mis à l’honneur sur différents salons, d’Epoqu’Auto (où nous étions récemment, visite guidée ici) à Avignon en exposant ses plus belles pièces.

L’histoire du Musée Henri Malartre

On commence par le lieu. On se retrouve sur le domaine du château de la Rochetaillée, à côté de Lyon donc. Le château a été construit à partir du XIIIe siècle et a été successivement détruit et laissé à l’abandon sur les hauteur de la ville. Henri Malatre l’a acheté en 1959 pour y installer sa collection, qui deviendra un musée.

Qui est Henri Malartre ? A l’origine c’est un casseur de la région lyonnaise. A force de détruire de superbes voitures, il décide de sauver les plus beaux modèles, des tacots et des caisses carrées. Cela commence en 1937 avec une Rochet Schneider. Déporté pendant la guerre, il reprend sa collection avec 17 voitures qui avaient été cachées pour éviter la confiscation.
La collection grandira petit à petit et il achètera donc le château pour loger sa collection. C’est la ville de Lyon qui deviendra propriétaire des lieux en 1972. La collection continuera à grandir et nous arrive aujourd’hui dans sa forme actuelle.

A la visite du Musée Henri Malartre

On arrive donc devant un Château en plutôt bon état, si l’on fait surtout attention aux murs. On est surtout mis dans l’ambiance dès le début. La bâtisse est figée dans le temps. Et là on espère tout de suite que la visite soit sympa. L’extérieur malheureusement en travaux gâche un peu la vue. C’est aussi là que commence la visite. On y retrouve un petit hall avec une miniature du château avec quelques voitures et des panneaux racontant l’histoire du musée. On y trouve aussi un assemblage de différentes voitures toute marques confondues pour faire une photo souvenir.

A l’intérieur, on va découvrir de nombreuses voitures des origines de l’automobiles. Des voitures thermiques, électriques, à vapeur. Les objets sont également mis autour pour créer une atmosphère d’époque. On peut admirer les détails de toutes les voitures parfaitement briquées. Les parties en cuivre brillent, les radiateurs sont toutes ailettes dehors. Le musée est bien ficelé. On remonte le temps avec la première voiture de Henri Malatre, une Rochet-Schneider de 1898. L’entretien des voitures est magnifique. Bien sûr, ne connaissant pas grand chose du monde la voiture, je ne peux que reconnaître l’esthétique et l’authenticité de chaque voiture. Le travail de conservation est énorme et impressionnant. En passant de salles en salles nous avons des miniatures de trains, des vélos correspondant aux années des voitures présentes et des radiateurs exposés aux murs comme des œuvres d’art. Au rez-de-chaussée, nous trouvons principalement des voitures antérieurs à 1900. A partir du 1er étage, nous passons le cap du 20 ème siècle et donc l’évolution de la voiture. Ce mélange de bois, cuivre et d’acier aujourd’hui inconcevable est de toute beauté. Aussi bien sur la conception de chaque pièce qu’autant sur la viabilité dans le temps.

On y trouve les marques Panhard, Pilain, Decauville, et autres constructeurs, parfois originaires de Lyon. Des moteurs nettoyés et expliqués aux néophytes comme moi. La beauté de chaque pièce nettoyée, polie et lustrée donne plus de profondeurs et de d’impacts quand au travail fait pour chaque voiture.

Au dernier étage on trouve une exposition de motos anciennes et de cycles. De la draisienne aux MV Agusta, tout y passe. Ici aussi de nombreuses marques ont disparu mais on découvre des engins dans un très bel état avec des détails tous plus intéressants les uns que les autres. Je me rappelle lors de l’entrée dans ce dernier étage m’être dit :  » C’est énorme ! ». Effectivement. Le nombre de motos et de vélos présents dans des designs différents et des fois plus farfelus des uns des autres m’a impressionné. Là encore, on est éblouis par le travail d’orfèvre pour faire de chaque pièce une oeuvre d’art. Lyon oblige, nous trouvons un exemplaire du Vélov’.

La suite va se passer à quelques centaines de mètres de là, dans le hall Gordini. Deux imposants tracteurs à vapeur nous accueillent. Là on reprend l’histoire de l’automobile après la première guerre mondiale. Les autos sont très proches les unes des autres, pas facile d’y faire des photos, mais on devine des autos, et des motos, très bien entretenues. Dans cette impression de sortie de grange, on y ressent comme une histoire dans chaque voiture et je pense que c’est cela qui fait toute la magie de ce hall malgré le fouillis.

On continue avec les voitures d’avant guerre. les chromes sont de sortie et les carrosseries sont superbes. Tout y passe, de la classique Traction à la Lancia Astura en passant par les Delahaye, Unic et Rolls Royce.

Ensuite des voitures plus proches de nous. Là aussi on a affaire à de nombreux modèles couvrant tous les types. On va de la Mercedes 300 SL à la 2CV en passant par la rare Marsonetto ou un coupé Peugeot 204 identique à celui que nous avons conduit à la traversée de Paris.

Le dernier hall du musée Henri Malartre est plus haut de plafond. Cela permet notamment de montrer un ancien funiculaire lyonnais, mais aussi diverses évolutions du tramway de la ville. Au centre, on découvre des éclatés, des tableaux techniques, bref toute la pédagogie pour apprendre comment fonctionne une voiture. Et dieu sait que je n’ai pas tout compris mais j’en suis sortie moins bête. Certains éclatés sont fait sur des moteurs à manivelle qui permet à tout passionné d’expliqués à chaque quart de tour la conséquence dans le moteur.

Les voitures autour sont elles aussi superbes. On y découvre une magnifique Hispano Suiza, la Mercedes-Benz personnelle d’Adolf Hitler, un monstre, mais aussi de belles voitures de compétition, de la Marcadier aux monoplaces McLaren en passant par les Gordini. On y voit aussi la Papamobile de Jean Paul II lors de sa visite à Lyon en 1986.

Pour finir on passera devant d’autres ancêtres. Non des moindres mais dont la beauté du hall les magnifie alors que dans le château elles auraient perdues de leur intérêts.

Le reste de nos photos est à voir dans cet album.

Ce qu’on en pense

Le musée Henri Malartre est magnifique, à voir absolument pour les passionnés ou non, des plus jeunes au moins jeunes. Certes, on y trouvera pas beaucoup de voitures « évocatrices », les avant guerre sont les plus nombreuses, mais leur variété et leur état éveillent l’intérêt.

A ne pas rater.

Note globale :

4 etoiles

Les plus :

Les moins :

– Instructif pour les néophytes Difficile de faire les photos –
– Très abordable Aspect parfois « fouilli » –
– Près d’une grande ville
Temps de visite Une bonne après-midi
Tarifs 6 € en plein tarif
Adresse 645 rue du Musée à Rochetaillée-sur-Saône
Site web en cliquant ici

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