Modèles à la une : Jaguar Type D

Deuxième partie de l’histoire des Jaguar au d’endurance, on revient cette fois sur celle qui est peut-être la plus mythique de toutes les voitures au félin engagées à la classique mancelle : la Jaguar Type D.

L’histoire a bien commencé en 1951 avec la Type C, dont on vous parlait dans notre précédent article. La voiture a remporté deux fois les 24h du Mans, en 1951, pour sa première course et en 1953.

Pour ne pas se voir glisser dans la hiérarchie des constructeurs, Jaguar a deux solutions : soit faire encore évoluer la Jaguar Type C Lightweight, soit créer un nouveau modèle. D’abord sans nom, elle sera baptisée D-Type, suite logique chez Jaguar.

La base technique de la Jaguar Type D

La voiture est en fait bien plus qu’une évolution de la Type C. Elle en reprend surtout le moteur, le 6 cylindres en ligne de type XK de 3442 cm³. La puissance passe de 220 ch à 241 ch pour cette nouvelle machine.

Mais c’est surtout au niveau du châssis qu’elle va évoluer. La Jaguar Type D abandonne le châssis tubulaire de sa devancière pour un châssis monocoque. Les freins eux reprennent le système à disque Dunlop qu’avait déjà étrenné la Type C.
La carrosserie est étudiée par l’aérodynamicien Malcolm Sayer, toujours en collaboration avec le patron, William Lyons et Bill Heynes. Elle est plus fine encore que la Type C et elle se démarque par son absence de calandre.
Une bouche apparaît par contre à l’avant pour alimenter le moteur en air frais. A l’arrière un aileron de requin est installé derrière l’appuie tête du pilote. L’objectif étant évidemment d’améliorer la stabilité à haute vitesse.

Enfin, on notera qu’il existe plusieurs types de carrosserie. L’aileron a eu plusieurs formes et a pu être riveté sur la carrosserie, la bulle du poste de pilotage peut-être prévu pour une monoplace ou une bi-place, tandis que le nez a une version longue et une courte.

Des débuts aux 24h du Mans 1954

La voiture est d’abord testée en fin d’année 1953. Elle donne satisfaction et Jaguar se paie même le luxe d’essais privés aux Mans… en s’incrustant dans un rallye empruntant le tracé des 24h. Les résultats sont là aussi satisfaisant puisque Tony Rolt réalise un record du tour officieux.

Encore une fois, c’est aux 24h du Mans que la marque va faire débuter sa nouvelle voiture. En plus de la Type C de l’Écurie Francorchamps, ce sont quatre Jaguar qui prendront le départ, avec trois nouvelles Jaguar Type D engagées par l’usine.
La n°12 est confiée au duo Moss et Walker, la n°14 à Rolt et Hamilton, la 15 à Whitehead et Wharton.

La course commença mal pour les trois Jaguar qui connurent des soucis de filtre à essence. Faisant progressivement leur retard, les abandons de la 12 sur des soucis de freins, puis de la 15 sur problème de boîte de vitesse ne laissaient que la 14 en course pour luter contre la Ferrari. Rolt sortit de la piste à Arnage et fut obligé de passer au stand pour faire redresser sa carrosserie. Il perdit deux minutes dans l’affaire… et la victoire fut perdue pour 1min 30s, même après que des réparations totalement illégales aient été entreprises sur la Ferrari 375 Plus de Gonzalez et Trintignant.
Petite consolation, la quatrième place revenait à la Jaguar Type C de l’Écurie Francorchamps.

La Jaguar Type D prendra sa revanche quelques semaines plus tard, le 4 Juillet pour les 12h de Reims. Les voitures de Whitehead / Wharton et Rolt / Hamilton font le doublé devant la Type C belge. Moss et Walker avaient abandonné.

On revoit la voiture en septembre au Tourist Trophy couru à Dunrod. Les voitures n’y sont pas à la fête, Whitehead et Wharton sont les meilleurs représentants à la 6e place, Moss et Walker sont 14e et Rolt et Hamilton abandonnent.

L’année internationale de la Jaguar Type D s’arrêtent sur cette course. La voiture n’aura pas démérité, mais on espérait mieux chez Jaguar, qui finit tout de même troisième constructeur au championnat du monde.

Tragique année 1955

Avant même le début de la saison, ça bouge chez Jaguar. Stirling Moss est parti chez Mercedes où le programme couple les grandes courses mondiales et la formule 1. Par contre, c’est Mike Hawthorn, qui le remplace en arrivant de la Scuderia Ferrari.

Du côté des mécaniques, les nez s’allongent pour encore améliorer l’aérodynamique, donnant naissance aux Jaguar Type D Long Nose. Les voitures perdent ainsi leur troisième phare. On noter aussi que les premières voitures sont vendues à des écuries privées.

C’est ainsi que Briggs Cunningham engage aux 12h de Sebring l’équipage Hawthorn / Walters. La course est une belle bataille entre les Jaguar et les Ferrari, à tel point que c’est une Ferrari qui reçoit le drapeau à damier… avant que la commission de course ne revienne en arrière et ne rende la victoire à Jaguar, qui devra tout de même patienter 8 jours pour avoir le résultat définitif.

Aucune Type D n’est engagée aux Mille Miglia, et c’est au Mans que la bataille Ferrari contre Jaguar va pouvoir reprendre. Pour l’équipe, la course n’a pas débuté que déjà, John Lyons, fils du patron, se tue en venant au Mans. Les voitures, elles, sont acheminées par avion, pour éviter la déconvenue de la Type C l’année précédente.

Ce sont pas moins de six Jaguar Type D, dont cinq en configuration Long Nose, qui font le déplacement au Mans. Quatre sont engagées par l’usine.
La n°6 est confiée à Mike Hawthorn et Ivor Bueb, la n°7 à Tony Rolt et Duncan Hamilton, la n°8 à Don Beauman et Norman Dewis. La n°9 est elle engagée par Briggs Cunningham pour Phil Walters et William Spear, la n°10 est la nouvelle Jaguar Type D de l’écurie Francorchamps qui engage Johnny Claes et Jacques Swaters.

La concurrence est rude. Chez Mercedes, on aligne un équipage de stars, Stilrling Moss et Juan Manuel Fangio sur une 300 SLR, et chez Aston Martin, on retrouve Roy Salvadori / Peter Walker et Peter Collins / Paul Frère sur les DB3S.

La course est serrée et la bataille est âpre entre Fangio et Hawthorn en fin d’après midi, les pilotes rejouent les luttes des Grand Prix, avec des vitesses équivalentes ! Les deux vont être au cœur du terrible accident qui marquera pour toujours la course automobile.
Hawthorn est en tête et revient sur la Mercedes de Pierre Levegh a qui il va prendre un tour. Il double la voiture, et double un peu plus loin, à l’entrée de la ligne droite des stands, l’Austin Healey de Lance Macklin.
Seulement le pilote Jaguar, rentre au stand et coupe donc la trajectoire de ce dernier, qui, surpris, fait un écart vers la gauche. Levegh touche l’arrière droit de l’Austin Healey et sa voiture décolle pour atterrir sur le muret séparant la piste des gradins. La Mercedes explose, et les débris filent à travers les spectateurs en tuant 70 sur le coup et faisant de très nombreux blessés. L’Austin Healey va elle aussi s’encastrer dans ce muret, non sans avoir auparavant ricoché contre les stands, écrasant trois personnes. Fangio lui arrive à éviter tout le monde et prend la tête.

La direction de course décide de continuer. Un arrêt de la course aurait entraîné un exode sur les routes qui auraient ralenti les secours.
La Mercedes caracole en tête. Derrière, la Jaguar Type D de Cunnigham abandonne sur un problème de soupapes, puis c’est la n°8 qui sort de la piste.

A une heure du matin, coup de théâtre, la direction de Mercedes décide de retirer ses voitures de la course. Hawthorn et Bueb n’ont plus qu’à gérer leur avance. La Jaguar de Rolt et Hamilton va elle aussi abandonner sur un problème de boîte de vitesse.

Au bout de 24h, c’est la Jaguar Type D de Mike Hawthorn et Ivor Bueb qui remporte la course, devant l’Aston-Martin de Collins et Frère et la Jaguar de Claes et Swaters.
Au passage, Hawthorn est crédité du meilleur tour en 4 minutes, 6 secondes et 6 dixièmes.

La fin de l’année est bien en deçà pour Jaguar. La seule voiture engagée au Tourist Trophy abandonne quand les Mercedes font le triplé. La marque n’engage pas de voiture à la Targa Florio, où les Mercedes font une nouvelle fois le triplé.
Une nouvelle fois la marque anglaise est troisième du championnat du monde.

1956 en demi-teinte

La voiture évolue pour l’année 1956. Le règlement impose un pare-brise qui couvre la totalité de la largeur de la voiture et une limite de consommation. On fabrique donc six nouvelles Jaguar Type D dans de nouvelles spécifications.
Mercedes s’est retiré et Jaguar aura donc à regarder du côté de chez Ferrari et Maserati pour trouver de la concurrence.

La saison débute aux 12h de Sebring. Neuf voitures sont engagées ! L’usine n’est pas présente officiellement mais c’est l’écurie Jaguar of New York Distributors Inc. qui engage trois voitures pour Hawthorn et Titteringhton (n°8), Hamilton et Bueb (n°9) et Spear et Johnston (n°10).
Briggs Cunningham dont la voiture avait gagné en 1955 s’engage lui-même avec Benett sur la n°11, Jake Kaplann s’associe à boss sur la n°12, Jack Ensley s’associe à Sweikert sur la n°14, A. A. Brown fait courir Brero et Weiss sur la n°15,  Alfonso Mena engage une voiture pour Gomez-Mena et Gonzalez, la 16 et enfin Loyal Katskee s’engage avec Wing sur la n°62.

Les Jaguar Type D ne vont jamais être vraiment dans le coup. La 62 abandonne sur accident, la 15 sur un soucis d’embrayage, la 10 sur un problème de soupapes quand la 8, la 12 et la 9 connaissent elles des problèmes de freins.
Ferrari l’emporte avec ses 860 Monza, Sweikert / Ensley accrochent la troisième place, Gomez-Mena / Gonzalez la 8e, et Cunningham / Bennett font de décevants 11e.

Aucune Jaguar n’est engagée aux Mille Miglia. Deux sont au départ des 1000 km du Nürburgring à la fin mai, mais les équipages abandonnent tous les deux.

Aux 12h de Reims courues début Juin, Jaguar engage quatre voitures. L’usine aligne les équipages Bueb / Hamilton, Hawthorn / Frère et Titterington / Fairman tandis que l’Écurie Ecosse engage Flockhart / Sanderson. Les voitures vont faire le quadruplé dans cet ordre. Hamilton sera au cœur d’une polémique. On lui demande de lever le pied, mais il refuse. Il ne conduira plus jamais pour Jaguar.

Arrivent les 24h du Mans à la fin juillet. Les Jaguar s’attendant à se faire siffler pour leur implication dans l’accident tragique de l’année 1955 sont finalement épargnées par le public.
Trois Jaguar Type D sont alignées par l’usine, Hawthorn / Bueb sur la n°1, Frère / Titterington sur la n°2 et Fairman / Wharton sur la n°3. L’Ecurie Ecosse engage une voiture, la n°4 pour Flockhart / Sanderson. L’Equipe Nationale Belge engage la n°5 pour Swaters / Rousselle.

Au bout de 10 minutes, coup de théâtre, Frère perd le contrôle de sa voiture, part en tête à queue et expédie la n°3 en dehors de la piste. Les deux voitures abandonnent.
La n°1 va subir des soucis moteurs. Heureusement, c’est la voiture de l’Écurie Ecosse qui va s’imposer devant l’Aston Martin de Moss et Collins et la Ferrari de Gendebien et Trintignant. La voiture belge est 4e, la n°1 est 6e.

La saison du championnat du monde se termine au Sveriges Grand Prix en Suède. Les deux voitures de l’Ecurie Ecosse vont abandonner et la voiture de Whitehead / Whitehead terminer 6e.
Pour changer, la marque est troisième du championnat du monde.

Jaguar prend alors la décision de stopper son engagement officiel en 1957 pour revenir plus fort en 1958.
Entretemps on décide de créer une nouvelle voiture pour les USA. En effet le Sports Car Club of America refuse d’homologuer la Jaguar Type D qui n’est pas une voiture de route. Jaguar va donc produire la Jaguar XKSS, une voiture de route qui permettra d’homologuer la voiture et de vendre plus facilement les 25 exemplaires de la voiture qui sont encore dans les stocks.

On enlève l’aileron et la séparation entre pilote et passager, on ajoute simplement une portière à gauche, des pare-chocs et un porte bagage et voilà une nouvelle voiture !

1957 : le Grand Incendie, et engagements privés pour les Jaguar Type D

En Février 1957, l’usine brûle ! La publicité générée par cet événement est tel que la marque réfléchit et décide de stopper ses engagements et de ne pas prévoir de revenir. A ce moment là, 16 Jaguar XKSS sont produites alors que 50 voitures auraient du être produites pour l’homologation.

Les Jaguar Type D ne vont pas pour autant être retirées des circuits, les écuries privées prennent le relais.
A Buenos Aires pour la première course de la saison, l’Écurie Ecosse engage deux voitures, mais seule la voiture de Mières / Sanderson prend le départ et finit 4e derrière les Maserati et les Ferrari.

A Sebring, c’est de nouveau la profusion de voitures. Jaguar Cars of America engage la Jaguar Type D n°5 pour Hawthorn et Bueb (bel équipage « privé » au passage), Cunningham engage la 6 pour lui-même et Lloyd et la 7 pour Hansgen et Boss. Jack Ensley s’aligne sur la 8 avec O’Connor, Alfonso Gomez Mena sur la 9 avec Erickson et Gonzalez tandis que R. V. Milosevich engage Woods et Unser sur la n°10.
La victoire ne va pas être au rendez-vous mais Hawthorn et Bueb vont néanmoins se classer 3e, Hangsen et Boss prennent eux la 5e place.

Aux Mille Miglia, la seule voiture engagée, par l’Écurie Ecosse pour Ron Flockhart abandonne.
Les voitures bleues sont trois au départ des 1000 km du Nürburgring à la fin Mai, Flockhart et Fairman sont 8e, Bueb et Lawrence 11e et Sanderson / Steed 16e.

Aux 24h du Mans 1957, ce sont cinq Jaguar Type D privées qui sont engagées. L’Écurie Ecosse en engage deux, la n°3 pour Bueb et Flockhart, la n°15 pour Lawrence et Sanderson. L’Ecurie Nationale Belge engage la n°16 pour Frère et Rousselle, Los Amigos la n°17 pour Lucas et « Mary », tandis que Duncan Hamilton, évincé par l’usine court avec sa propre voiture, n°4, en compagnie de Masten Gregory. On note que les voiture d’Hamilton et la n°3 sont équipées du nouveau moteur XK 3.8L.
La concurrence est là, Ferrari a récupéré Mike Hawthorn et compte toujours Collins dans ses rangs, Moss et Fangio sont chez Maserati.

C’est la Ferrari 335 Sport de Collins qui va mener en premier avant que son moteur ne lâche. Hawthorn prend le relais et va très vite, il signe le meilleur tour en course avant de renoncer lui aussi.
Finalement, la course va se solder par un quadruplé Jaguar. Les deux voitures de l’Écurie Ecosse, Bueb / Flockhart et Lawrence / Sanderson font le doublé devant Lucas / « Mary » et Frère / Rousselle. Hamilton et Gregory sont 6e, seulement devancés par une Lotus.

Au Grand Prix de Sverige en Suède, la voiture de l’Equipe Nationale Belge de De Changy / Dubois se classe 5e, Lawrence / Scott-Brown et Sanderson / Fairman pour l’Écurie Ecosse sont respectivement 8e et 11e.
Aucune Jaguar Type D n’est engagée au Grand Prix du Venezuela, dernière course de l’année et encore une fois, c’est sur la troisième marche du podium du championnat du monde que termine Jaguar.

1958 : passage des Jaguar Type D en 3L

La saison 1958 ne voit pas le retour annoncé de Jaguar. Les écuries privées vont une fois de plus porter les couleurs de la marque en course. De plus les voitures sont obligées de monter un nouveau moteur de 3L de cylindrée, suite à des changements réglementaires.

Les premiers engagements sont pour les 12h de Sebring où trois voitures sont engagées. L’Écurie Ecosse aligne la n°8 pour Sanderson / Bueb et la n°9 pour Flockhart / Gregory. La n°12 de Cunningham / Hansgen est engagée par Alfred Momo qui engage aussi deux Lister Jaguar, dotées des mêmes moteurs.
Aucune voiture ne voit l’arrivée. La 12 perce un piston, la 8 et la 9 ont des problèmes de soupapes.

Comme d’habitude, la Targa Florio est ignorée et on retrouve les trois voitures de l’Écurie Ecosse aux 1000 Km du Nürburgring. Fairman et Lawrence s’y classent 9e, Bueb / Sanderson cassent leur suspension avant et Gregory / Flockhart ont un accident.

Aux 24h du Mans, Jaguar n’arrive pas en favoris. Les Ferrari 250 sont redoutables, elles sont gagné à Buenos Aires, Sebring et la Targa Florio, l’Aston Martin DB3S a toujours été équipée d’un 3L et arrive en récent vainqueur du Nürburgring.
Trois voitures sont alignées par l’Écurie Ecosse, la 6 pour Fairman / Gregory, la 7 pour Sanderson / Lawrence et la 8 pour Bueb / Hamilton. Maurice Charles associé à Young sur la 57 et Henri Peignaux qui engage Guelfi et « Mary » sur la 11 complètent le tableau.

Les soucis moteurs vont causer la perte des voitures 6 et 7 après respectivement 2 et 6 tours. La 57 va abandonner sur accident, la 11 va avoir un accident fatal qui tuera « Mary ». Enfin la 8 couvrira 251 tours avant d’avoir elle aussi un accident.
Ferrari a pris le pouvoir et Jaguar passe la main à la marque italienne  et ses déclinaisons de 250 qui vont faire du Mans leur jardin pendant bien des années.

Au Touris Trophy les Aston-Martin dominent une course où les Jaguar Type D de Gregory / Ireland (Écurie Ecosse), Hamilton / Blond et Sieff / Charles se classent 5e, 6e et 9e.
Avec cet unique point, Jaguar finit 6e du championnat du monde.

Fin de carrière et passation

A partir de 1959, les Lister et Tojeiro Jaguar seront les meilleures représentantes de la marque.

Les Jaguar Type D apparaîtront aux 24h du Mans 1959 ou l’Écurie Ecosse engagera une voiture pour Ireland et Gregory qui casseront leur moteur. La même voiture pilotée par Flockhart / Bekaert se classera 7e au Tourist Trophy.

En 1960, l’éternelle Écurie Ecosse amènera aux 24h du Mans une voiture pour Flockhart / Halford qui casseront le vilebrequin après 168 tours. Cela marquera la dernière tentative d’une Jaguar Type D dans les grandes courses.

La nouvelle Jaguar Type E arrivait à ce moment, et même si les ambitions n’étaient pas les mêmes, c’est elle qui allait focaliser l’attention des Jaguar.

Les Jaguar Type D de nos jours

On a recensé au total 18 voitures d’usine, 53 de production et 16 Jaguar XKSS. Le fait est que beaucoup de répliques furent produites. L’an dernier, au Goodwood Revival, près de 50 voitures étaient en piste !

Les Jaguar Type D sont des voitures très recherchées et on les voit souvent apparaître lors des ventes aux enchères. Les voitures approchent désormais les 4 millions d’euros pour peu qu’elles aient un petit palmarès.

Photos : News d’Anciennes, les 24heures.fr et Ambroise Brosselin, Revs Institute.

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