Modèles à la Une : Les gloires du Rallye : MG Metro 6R4

metro-6r4-brian-snelsonApparu en 1983, le Gr B a permit aux constructeurs de pouvoir développer des monstres de puissance et d’efficacité. On vit alors courir de véritables machines de course, aux looks plus extravagants les unes que les autres. Il y en a pourtant une qui les surpassât toute : la méconnue Metro 6R4 (6 pour le nombre de cylindres, R pour rallye et 4 pour sa transmission intégrale). Avec ses appendices aérodynamiques démesurés et ses extensions d’ailes hors du commun, la MG Metro 6R4 était promise à un bel avenir… Mais elle n’eut le temps d’accéder à la gloire.

C’est fin 1980, après le retrait des rallyes de la Triumph TR7 que la British Leyland (regroupement d’industriels automobiles Anglais tels que Jaguar, Rover, Land-Rover…) décide en s’inspirant des modèles concurrents de créer la nouvelle arme de la firme. Sur base de l’Austin Metro, le projet consiste en une petite voiture à moteur central arrière à transmission intégrale. L’argument choc de John Davenport, dirigeant du département Motorsport de la firme, pour choisir la Metro pour base est que : « une petite voiture rend une petite piste plus large !  »

C’est donc en février 1984, après 4 ans de développement, que la Metro 6R4 est présentée à la presse et c’est en novembre de l’année suivante, une fois les 200 exemplaires de la version routière assemblée, qu’elle obtiendra l’homologation en Gr B.

MG Metro 6R4Sous la carrosserie composite en fibre de verre/carbone/kevlar, on retrouve un châssis tubulaire, un V6 atmosphérique de 3L en position centrale arrière accouplé à une boite à 5 rapports et une transmission intégrale avec une répartition du couple AV/AR de 35/65. Dans sa version routière, le moteur, dérivé du V8 3,5L Rover amputé de deux cylindres, développe 250ch alors qu’il en produit 410 en version course soit 160ch de plus. Avec son empattement court et son poids réduit, la Metro 6R4 conserve un comportement vif et une grande facilité de conduite.

Les premiers tests en compétition se déroulent lors du championnat anglais de 1984 et au Monte Carlo 1985 et révéleront des problèmes de freinage. Ceux-ci résolus, la direction de British Leyland lance la production des exemplaires nécessaires à l’homologation. La saison 1986 sera la première saison complète pour la voiture et le véritable lancement en compétition pour la firme Austin-Rover.
Cependant, aucune voiture ne terminera durant les cinq premières épreuves. Après une absence sur trois rallyes, ce n’est qu’au rallye de Finlande que les trois voitures engagées finiront la course aux 7e, 8e et 10e places. Après une quatrième place au rallye de San Remo dont les résultats seront annulés, les six voitures engagées par Rover au rallye de Grande-Bretagne finiront aux 6e, 7e, 8e et 10e places. Pendant cette même année, Didier Auriol, ayant couru pour Austin Rover au Tour de Corse, remporte le championnat de France des rallyes 1986 au volant d’une 6R4.

Bien que dotée d’un fort potentiel la carrière de la Metro 6R4 sera plus courte que sa genèse puisque le Gr B est interdit fin 1986 avec effet au 1er janvier 1987.

Photos : Wikimedia Commons, Brian Nelson, Paul Brown

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