Modèles à la une : Mercedes Pagode 230-250-280 SL

230 SLDans les années 50, Mercedes a à son catalogue deux modèles de prestige. Tout d’abord la phénoménale 300 SL. Cette voiture n’est rien d’autre qu’une voiture de course échappée des circuits. Disponible en coupé et en cabriolet, ce modèle coiffe la gamme. Et plus bas, est présent une plus petite voiture, uniquement roadster, se contentant d’un 4 cylindre mais reprenant les codes stylistiques de son aînée, le 190 SL.

A l’orée des années 1960, Mercedes planche sur une voiture qui remplacera les deux modèles. L’étude stylistique est donnée à Paul Bracq, designer français qui va réussir ce que la voiture a de mieux : sa ligne. Très effilée, simple et reprenant les lignes pontons très à la mode, cette ligne très droite se voit surmontée d’un appendice qui va donner son nom à la voiture. En effet, si la capote ne convient pas, le propriétaire peut monter un toit en dur (hard-top).

Ce dernier est de forme concave, ce qui lui donne l’air d’un toit de bâtiment asiatique spécifique : la Pagode.

Coté technique, le cahier des charges de Mercedes était on ne peut plus simple : faites le mieux que vous pouvez avec la banque de pièces déjà utilisée.

Le point de départ est donc la 220 SEB, dont le châssis est raccourci et dont les suspensions sont directement reprises.Les roues avant sont totalement indépendantes quand les roues arrières le sont grâce au recours à un essieu brisé avec toutes les compensations que cela entraîne. Le freinage est assuré par des disques à l’avant et des tambours à l’arrière. Mercedes était alors un apôtre de la sécurité routière et les voitures sont dotées de structures déformables à l’avant et à l’arrière. Le volume de la voiture permet un habitacle spacieux et qui tranche avec la concurrence des roadsters anglais. Seulement le poids tranche aussi, avec 1300kg, la voiture n’est pas un poids plume.

Le moteur est également celui de la 220 SEB. Réalésé, il offre 2.300 cm3, ce qui vaut son nom au premier modèle : 230 SL. Le moteur développe 150ch et 19,6 Mkg et est accouplé à une boîte manuelle 4 vitesses. Les performances qui en découle sont très bonnes pour l’époque, 10s pour le 0 à 100 et 32,2s pour le 1000 D.A.

La voiture commence sa production en mars 1963. En 1965, le réservoir s’agrandit et en Août 1966, une boîte ZF 5 rapport est disponible en option.

Quelques mois plus tard, la 230 SL reçoit une grande sœur. La 250 SL voit encore son moteur encore gonfler. La puissance reste quand à elle inchangée mais le couple passe à 21,6 Mkg. Les performances changent peu avec 1/10e de seconde gagnée au 0 à 100 et autant au 1000m D.A. Par contre la voiture gagne les freins à disque à l’arrière.

En Janvier 1967, la 230 SL s’arrête. En Juillet, la 250 reçoit des ceintures de sécurité en série.

Enfin en Novembre 1967 apparaît la plus grande des Pagodes, la 280 SL. Son moteur de 2,8L envoie maintenant 170ch et 24 mkg. Les performances voient une nette amélioration, 8,9s au 0 à 100 et 30,9s au 1000m D.A.

La 250 SL est produite jusqu’en janvier 1968 puis laisse seule la 280 jusqu’en Mars 1971.

Au total, 34195 modèles sont construits, et la Mercedes Pagode restera dans les annales stylistiques.

Pagode

Mercedes 280 SL

 

 

 

Créditrs photos : Sascha Hoffman, Anciennes Auto d’Achy.

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